Karine Tiberghien

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DISPOSITIFS D’AIDE À DOMICILE

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Le maintien à domicile est un enjeu central pour les personnes atteintes de la MCL . Il permet de préserver la qualité de vie, de retarder l’institutionnalisation et de soutenir les aidants proches.

En Belgique, différents dispositifs d’aide et de soins existent pour accompagner au quotidien les malades et leurs familles.

Ces services sont généralement accessibles via prescription médicale, reconnaissance de dépendance ou demandes auprès des plateformes régionales.

Dispositif / ServiceRôle / MissionLien utile
Aides familialesSoutien pour les tâches quotidiennes : repas, ménage, courses, accompagnement social et administratif. Elles offrent un répit aux aidants proches.https://www.aviq.be (Wallonie) | https://www.iriscare.brussels (Bruxelles)
Chaque mutuelle travaille avec un service d’aide et soin à domicile.
Aides-soignants à domicileSoins d’hygiène, aide à la toilette, habillage, confort et surveillance du patient à domicile.Via services d’aide et de soins à domicile agréés (AViQ, Iriscare, Zorg en Gezondheid).
Services de soins infirmiersSuivi médical à domicile (prises de sang, pansements, médicaments, perfusions), en lien avec le médecin traitant.https://www.infi.be (Fédération nationale des infirmiers)
Services de repas à domicileLivraison de repas équilibrés adaptés aux besoins nutritionnels et aux troubles de déglutition.Renseignements via CPAS, communes, AViQ, Iriscare, mutuelle.
Télévigilance / TéléalarmeDispositif d’appel d’urgence permettant de sécuriser la personne à domicile et de prévenir rapidement en cas de problème.https://www.tele-secure.be | dispositifs régionaux (CPAS, mutuelles).
Centres de coordination de soins et d’aide à domicileÉvaluation globale des besoins, mise en relation avec les services adaptés, coordination des interventions au domicile.https://www.aviq.be (Wallonie) | https://www.iriscare.brussels (Bruxelles) | https://www.zorg-en-gezondheid.be (Flandre)
Services de répit et d’accompagnement des aidantsPermettent de relayer temporairement l’aidant proche (gardes à domicile, activités de jour) et de prévenir l’épuisement.voir centres de jours, centres de répit, asbl baluchon Alzheimer.

Ces dispositifs d’aide à domicile sont essentiels pour accompagner les personnes atteintes de la MCL et leurs familles. Ils s’articulent avec les autres ressources spécialisées (référents démence, psychologues, soins palliatifs, cliniques mémoire) afin de proposer une prise en charge globale, coordonnée et respectueuse des besoins spécifiques.

RÔLE DU RÉFÉRENT DÉMENCE

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En Belgique, la fonction de référent·e démence est reconnue et organisée, surtout dans les maisons de repos (MR/MRS), où leur présence est obligatoire. Ces professionnel·le·s sont spécifiquement formés (minimum 70 heures de formation certifiante) pour soutenir la qualité de vie des personnes atteintes de démence, former/sensibiliser le personnel, conseiller les familles et servir de relais avec les équipes soignantes et les médecins.

Voici où et comment trouver des structures avec référent démence

Maisons de repos et de soins (MR/MRS)

  • Toute MR/MRS agréée en Wallonie, Bruxelles et Flandre doit avoir un·e référent·e démence.

Hôpitaux et Cliniques de la Mémoire

  • Les cliniques de la mémoire hospitalières ont souvent un·e référent·e démence dans l’équipe.
    Exemples :
    • Cliniques universitaires Saint-Luc (UCLouvain)
    • CHU Saint-Pierre Bruxelles
    • CHU Liège
    • GHDC (Charleroi)
    • Libramont

Plateformes de soins palliatifs et réseaux gériatriques

  • Les réseaux de soins intégrés (ex. Réseau Santé Wallon, plateformes locales Alzheimer) collaborent avec les référents démence et peuvent donner des contacts directs.

Le référent démence est formé et chargé de

  • Conseiller la direction et le personnel sur la politique de soins pour les personnes avec démence et leurs proches. Formations Repère+1
  • Sensibiliser et former le personnel aux particularités des troubles cognitifs, identifier précocement les symptômes, etc. Formations Repère
  • Veiller à la qualité de vie des résidents, être un boucle de communication entre équipe soignante, famille et médecins. Formations Repère+1
  • Participer à un réseau de référents, échanger bonnes pratiques et données, orchestrer les synergies institutionnelles (ex. réseau à Bruxelles). iriscare.brussels

Tableau récapitulatif – Référent démence en Belgique

Le référent démence est un professionnel de santé formé spécifiquement (minimum 70 heures de formation certifiante). Il a pour mission d’accompagner les personnes atteintes de démence, de conseiller les équipes soignantes, de sensibiliser les familles et de garantir la qualité de vie en institution et à domicile.

Structure / OrganismeRôle et spécificitéLien utile
Maisons de repos et de soins (MR/MRS)Obligation légale de disposer d’un·e référent·e démence formé·e. Il/elle accompagne les résidents, forme le personnel et soutient les familles.Wallonie : https://www.aviq.be
Bruxelles : https://www.iriscare.brussels
Flandre : https://www.zorg-en-gezondheid.be
Cliniques de la mémoire (hôpitaux universitaires et régionaux)Présence de référents démence ou coordinateurs spécialisés intégrés aux équipes multidisciplinaires. Ils interviennent au diagnostic et au suivi.Exemple : Saint-Luc (https://uclouvain.be/fr/hnusaintluc/memoire)
CHU Saint-Pierre (https://www.stpierre-bru.be)
Centres d’expertise et réseaux démenceProposent formations, coordination et diffusion des bonnes pratiques pour référents démence.Expertisecentrum Dementie Vlaanderen : https://www.dementie.be
CPSI (Bruxelles) : https://www.cpsi.be
Associations et ASBL spécialiséesOrientation des familles et mise en relation avec des référents démence.Alzheimer Belgique : https://www.alzheimer.be
Lewy Belgium : https://www.lewybelgium.be

Pour identifier un référent démence près de chez vous, il est conseillé de contacter en priorité la maison de repos ou la clinique de la mémoire locale, ou de se tourner vers les plateformes régionales ci-dessus.

RÔLE DU PSYCHOLOGUE AUPRÈS DES MALADES ET DE LEURS PROCHES

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Pour la personne atteinte de MCL

Évaluation neuropsychologique (neuropsychologue)

  • Identifier précisément les fonctions cognitives touchées (mémoire, attention, fonctions exécutives, visuospatial, etc.) afin d’aider au diagnostic et à affiner la prise en charge.
  • Aider à distinguer les caractéristiques de la MCL par rapport à Alzheimer ou Parkinson.

Prise en charge des troubles psychologiques

  • Gestion de l’anxiété, de la dépression, de l’agitation, de la détresse émotionnelle liée à la maladie.
  • Soutien dans l’acceptation des changements : accompagnement vers la reconnaissance progressive des symptômes (anosognosie, etc.), adaptation psychologique.

Amélioration de la qualité de vie

  • Aide à maintenir la motivation, favoriser la stimulation cognitive, encourager les activités adaptées.
  • Soutien dans l’organisation quotidienne pour optimiser les capacités restantes.

Interventions non médicamenteuses

  • Techniques de relaxation, accompagnement émotionnel, stratégies cognitives d’adaptation.
  • Échanges sur les fluctuations cognitives, les hallucinations, etc., pour aider la personne à comprendre et verbaliser ses expériences.

Soutien psychologique et écoute

  • Aider les proches à exprimer leur stress, leur épuisement, leur sentiment de culpabilité ou d’impuissance.
  • Valider leurs émotions, les épauler dans leur propre adaptation.

Education thérapeutique et guidance

  • Leur fournir des explications claires sur la maladie, ses symptômes, ses fluctuations, l’éventuelle sensibilité aux médicaments (notamment neuroleptiques).
  • Formation à la gestion des crises, aux techniques de communication adaptées à la MCL (rassurer, valider, prévenir la désorientation).

Prévention de l’épuisement et maintien du bien-être

  • Repères pour gérer la charge émotionnelle et physique du rôle d’aidant.
  • Aide à organiser un soutien communautaire ou institutionnel, groupe d’entraide, répit, etc.

Dans une équipe interdisciplinaire

  • Le psychologue collabore avec neurologues, gériatres, psychiatres, ergothérapeutes, assistants sociaux, etc.

En Belgique (Flandre, Wallonie, Bruxelles)

Associations spécialisées

  • Alzheimer Belgique / ASBL Alzheimer
    Elle propose des psychologues / neuropsychologues pour des séances de soutien tant pour les personnes malades que pour les aidants.

Réseaux ou services de première ligne

  • Plateformes en ligne / annuaires
  • Doctoranytime.be ou Doctena.be : permettent de rechercher psychologues ou psychiatres, parfois spécialisés en démences

CPAS / ASBL locales

Initiatives d’aidants

Hôpitaux ou centres de jour gérontologiques

  • En consultation à l’hôpital, psychiatrie, gériatrie ou neurologie, souvent un psychologue ou neuropsychologue peut intervenir dans l’évaluation et le suivi.

Réseau professionnel et interdisciplinaire

  • Médecins (neurologue, gériatre, psychiatre) sont souvent référents pour orienter vers un psychologue spécialisé en démences.
  • Ergothérapeutes, assistants sociaux, centres de ressources Alzheimer peuvent aussi suggérer des psychologues de confiance ou formés.

Rôle des psychologues de première ligne

  • En Belgique, on peut trouver des psychologues de première ligne, accessibles sans prescription médicale. Ils interviennent pour des problématiques psychiques légères à modérées (anxiété, troubles adaptatifs, etc.), y compris chez les personnes âgées, malades, ou en situation de démence débutante.

Les cliniques de la mémoire sont des structures médicales pluridisciplinaires spécialisées dans le diagnostic, le suivi, et la prise en charge des troubles cognitifs (dont la MCL). Elles associent neurologues, gériatres, neuropsychologues, etc., souvent au sein d’hôpitaux ou centres spécialisés.

Quelles sont ses missions?

L’EMPSA intervient à domicile auprès des aidants proches (jeunes ou adultes) confrontés à une situation d’aidance, notamment dans les contextes de maladie acquise (comme la MCL). Ses objectifs principaux sont :

Modalités de contact et d’intervention

Quel rôle auprès d’une personne atteinte de MCL ?

L’EMPSA peut jouer un rôle complémentaire significatif :

  • Soutien émotionnel et psychologique aux aidants : les aider à gérer le stress, l’anxiété, l’épuisement, les émotions liées à l’évolution de la maladie.
  • Information sur les ressources disponibles : orientation vers des psychologues spécialisés, cliniques de mémoire, services de répit, aides à domicile.
  • Suivi personnalisé des aidants : évaluer régulièrement leur état, repérer les signes d’épuisement ou de détresse, adapter les interventions.
  • Intervention en cas de crise : présence à domicile lors d’un épisode particulièrement difficile, offre d’un soutien immédiat.

Cela complète le suivi du patient avec un volet essentiel : prendre soin de ceux qui épaulent quotidiennement la personne malade.

Tableau récapitulatif de ressources utiles en Belgique (MCL, démences, aidants)

Type de ressourceDescriptionLien
Psychologues de 1ʳᵉ ligneSoins psychologiques accessibles sans prescription, partiellement remboursés par l’INAMI.psychologue-premiere-ligne.be
PsyBruRéseau bruxellois répertoriant les psychologues de première ligne et autres services de santé mentale.psybru.be
ComPsyCommission des Psychologues : organisme officiel, registre des psychologues agréés en Belgique.compsy.be
Psychologue.beAnnuaire privé de psychologues en Belgique, recherche par spécialité et localisation.psychologue.be
Cliniques de la MémoireÉquipes hospitalières pluridisciplinaires spécialisées dans le diagnostic et le suivi des troubles cognitifs (MCL, Alzheimer…).Ex. Saint-Luc Bruxelles, GHDC, CHC Liège
EMPSA (Équipe Mobile Prévention Soutien Aidance)Équipe mobile (psychologue, infirmier, assistant social) qui intervient à domicile pour soutenir les aidants proches, prévenir l’épuisement, informer et accompagner. Service gratuit sur Bruxelles.empsa.be

https://www.soinschezsoi.be/nos-soins/psychologues-aidants-proches#

LES ASBL, COLLECTIFS ET ASSOCIATIONS

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L’ASBL « Aidants Proches » propose

  • écoute et soutien, notamment avec la permanence téléphonique Info’Aidants 
  • des outils
  • des informations sur les aides et interventions financières existantes
  • des informations sur vos droits en tant que salarié, indépendant, demandeur d’emploi (congés thématiques)
  • des explications sur la reconnaissance du statut d’aidant-proche.

Le collectif « Auguste et les autres »

Est une association de familles concernées par la problématique de la survenue précoce de troubles neurocognitifs. Cela signifie que le diagnostic a été posé entre l’âge de 30 et 64 ans.

L’association soutient et accompagne les personnes atteintes par ces pathologies, et leurs proches, en proposant des activités de loisir et l’aide à la recherche d’informations.

Parallèlement, le Collectif interpelle les responsables politiques et les professionnels pour faire évoluer la prise en charge et l’accompagnement du public qu’elle représente.

L’association Alzheimer Belgique

Accompagne, sur toute la Belgique francophone, les personnes malades et leurs proches à chaque étape de la maladie.

– Guidance et accompagnement des familles,

– Formation des aidants-proches et des professionnels,

– Sensibilisation du grand public,

– Défense des intérêts des familles auprès des pouvoirs publics.

Pour les contacter : info@aalz.be ou 02/428 28 10 ou le site internet https://www.aalz.be/

RÔLE DU KINÉSITHÉRAPEUTE DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA MCL

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La MCL associe des troubles cognitifs et des symptômes moteurs (akinésie, rigidité, tremblements, troubles de la marche, troubles de la posture). Ces manifestations réduisent fortement l’autonomie et augmentent le risque de chutes. Le kinésithérapeute joue un rôle central dans le maintien des capacités motrices, la prévention des complications et le soutien des aidants.

Rôle du kinésithérapeute

  • Maintenir la mobilité articulaire et la souplesse musculaire.
  • Réduire la rigidité et améliorer l’équilibre postural.
  • Prévenir et limiter les chutes grâce à un entraînement de la marche.
  • Proposer des exercices respiratoires pour améliorer la fonction pulmonaire.
  • Accompagner la déglutition en collaboration avec le logopède lorsque nécessaire.
  • Améliorer la qualité de vie par des exercices adaptés et progressifs.
  • Conseiller les aidants sur les bonnes pratiques de mobilisation et d’accompagnement à domicile.

Où trouver des kinésithérapeutes spécialisés en Belgique?

Structure / RessourceRôle et lien utile
Cliniques de la mémoireServices hospitaliers multidisciplinaires intégrant souvent des kinésithérapeutes spécialisés en neurologie.
Services hospitaliers de neurologie et gériatrieNombreux hôpitaux disposent de kinésithérapeutes expérimentés dans les maladies neurodégénératives.
Cabinets privés spécialisésCertains kinésithérapeutes libéraux se forment aux maladies neuroévolutives et offrent un suivi personnalisé.
Axxon – Réseau officiel des kinésithérapeutesAnnuaire national pour rechercher un kinésithérapeute par région et spécialisation : https://axxon.be
Associations de patientsAlzheimer Belgique, ASBL Lewy Belgium ou A2MCL peuvent orienter vers des kinés spécialisés.
Plateformes de soins intégrésEn Wallonie (AViQ), Bruxelles (Iriscare) et Flandre (Agentschap Zorg en Gezondheid), des réseaux proposent des listes de professionnels formés.

En Belgique, en règle générale, un kinésithérapeute peut être facilement trouvé sur le site de l’INAMI, en fonction du code postal.

Les patients et familles peuvent également s’orienter vers les réseaux de soins, les cliniques de la mémoire, les associations ou l’annuaire Axxon pour identifier un professionnel spécialisé.

LE RÔLE DU GÉRIATRE DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA MCL

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Plateformes en ligne pour trouver un gériatre

Hôpitaux offrant des services gériatriques spécialisés

Des structures hospitalières belges possèdent des services de gériatrie complets : consultations, hospitalisation de jour, équipes mobiles, etc. Voici quelques-unes :

CHERCHER LE SENS

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Derrière chaque agitation, il y a une émotion ou un besoin non exprimé par les mots.
Ce que nous voyons (cris, gestes brusques, opposition) est souvent le sommet de l’iceberg.

Il ne s’agit pas d’un simple trouble à faire taire, mais d’un message à décoder.

La théorie du confort de Kolcaba et les travaux de Kong suggérent :

  • d’éviter les jugements,
  • de chercher le besoin non satisfait,
  • de soulager la détresse plutôt que de réprimer le comportement.

Pour en savoir d’avantage : La théorie du confort de Kolcaba expliquée in https://shs.cairn.info/article/RSI_125_0068/pdf?lang=fr

LE CORPS PREND LE RELAIS DES MOTS POUR EXPRIMER LES MAUX

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Quand les mots deviennent difficiles, le corps s’exprime : gestes brusques, silences, mimiques, intonations… Ces signes corporels ne sont ni aléatoires ni insignifiants : ils portent en eux un message implicite.

Le comportement peut signaler :

  • une souffrance psychologique (angoisse, peur, tristesse, sautes d’humeur, croyances erronées ou délirantes, perte des repères)…,
  • un inconfort physique (douleur, fatigue, chaleur, faim…).

COMPRENDRE ET CHANGER DE REGARD

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Certaines réactions – gestes brusques, propos blessants, cris, refus de soins – peuvent être perçues comme de l’agressivité. L’agressivité implique l’intention de nuire, de blesser, d’intimider ou d’éliminer un obstacle perçu.

Pour l’aidant , cela génère incompréhension, fatigue et détresse.

Comprendre l’agressivité liée à la MCL et changer de regard car l’agressivité n’est pas volontaire et ne définit pas la personne.

Les comportements agressifs observés chez un patient atteint d’une pathologie neuro-dégénérative ne sont pas un choix délibéré ni une volonté de nuire ; ils constituent souvent :

  • une réaction émotionnelle spontanée à la souffrance (douleur, peur, frustration, épuisement sensoriel),
  • une tentative de communication défaillante lorsque les capacités langagières, attentionnelles ou exécutives sont altérées. Ce n’est pas une volonté de nuire.
  • l’expression du trouble neurologique.

Sans accompagnement et sans contenance, cette agressivité réactive peut s’intensifier et devenir une violence chronique qui épuise tout le monde.

La maladie est violente pour le malade et pour l’aidant.

Des facteurs déclencheurs fréquents

Pour le malade

  • surcharge émotionnelle ;
  • stress aigu, confusion ou perte de repères ;
  • environnement inadapté ou trop stimulant ;
  • douleurs physiques non exprimées ;
  • médication inappropriée ;
  • mauvaise compréhension ou interprétation d’une consigne ou d’un contexte ;
  • stimulation perçue comme intrusive (hyperstimulation) ;
  • frustration par rapport aux troubles cognitifs,
  • perte d’autonomie et dépendance.

Pour le proche 

  • l’incompréhension des fluctuations,
  • l’ignorance,
  • ne pas réussir à accepter et vouloir maintenir son proche à l’identique,
  • la désespérance,
  • la difficulté de faire la part des choses entre maladie et personnalité du malade
  • La lenteur du malade lorsque les actes du quotidien nous pressent
  • L’incompréhension, voire les reproches du milieu familial.

Pour les deux 

  • culpabilité,
  • fatigue, épuisement,
  • isolement social,
  • inversion des rôles.

Plutôt que de s’opposer ou de convaincre, il est souvent plus aidant de décoder les signes, d’ajuster son attitude, de recourir à la communication non verbale, et de proposer des activités apaisantes.